Que se passe t'il dans l'Yonne?
Que se passe t'il dans l'Yonne?
Une grève, une occupation d'usine, une manifestation, une AG etc...
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j'en reviens tout sîmplement pas...le respect wow...y es ou le respect d'en le fais de se ramasser au chomage ...
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Par claire, le 25.09.2009
wake up les boys...vous allez perdre votre job...le bs va vous "respectez" avec un beau chèque par mois. les ...
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Par Iron, le 24.09.2009
salut
après quelques mois d'absence me voila de retour.
j'ava is lâché le blog pour plusieurs raisons:
1...
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Par enaction, le 02.09.2009
le respect cest un prix a payé!
pour mieux etre respecté dans l'avenir! 100 pour 100 unis ensemble nous vainq...
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Par rik, le 11.08.2009
moi je trouve au contraire de cet article favorable à l'implantation du projet auchan. sens est une ville mort...
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Par joel, le 22.06.2009
qui est a l'origine de cet article?
car je le soutiens dans tous les points, comme de très nombreux sénonais....
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Par louis, le 13.06.2009
pour les militants fo de fulmen
etant syndicaliste fo dans la métallurgie à gennevilliers, je souhaiterai vou...
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Par Anonyme, le 11.06.2009
pour les militants fo de fulmen
etant syndicaliste fo dans la métallurgie à gennevilliers, je souhaiterai vou...
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Par Anonyme, le 11.06.2009
l'heure est aux solutions. arrêtons " bourgeois ou pas " le blablatage !
...
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Par Brocco, le 08.06.2009
amnistie ou auto-amnistie ?http://amnistie .centerblog.net...
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Par Benmoussa, le 24.05.2009
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Date de création : 18.03.2008
Dernière mise à jour :
16.11.2009
114
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Après 16 jours de grève, le travail doit reprendre ce matin sur le site d'Alcan à Saint-Florentin. Les syndicats sont parvenus vendredi à un accord avec leur direction, dans le cadre du plan de suppression de 63 postes sur les 357 que compte cette usine qui fabrique des profilés en aluminium.
16 jours de paralysie du site et de combat acharné. Les salariés ont fini par obtenir gain de cause, moyennant quelques concessions.
Sources: France Bleu Auxerre
96% du personnel de l'usine de St-Florentin était en grève selon les syndicats. Le site a été bloqué. Les salariés se mobilsent contre le projet de restructuration annoncé par la direction. 63 postes sur 357 devraient être supprimés.
source: France Bleu Auxerre
Comité d'entreprise hier après midi à l'entreprise Alcan à St Florentin.
A cette occasion le plan de restructuration a été officiellement présenté aux délégués du personnel ...
Comme nous l'annoncions mardi soir, il s'agit d'une restructuration au sein de l'usine avec à la clé le licenciement de 63 employés .
350 personnes travaillent chez Alcan
source : France Bleu Auxerre
Les salariés de Geodis de Malay le Grand sont en grève
Ils protestent contre les licenciements ainsi que le montant dérisoire des indemnités. (200 euros par année d'ancienneté)
20% de grévistes selon la direction, 40% selon les syndicats. Des agents qui ont protesté contre le changement de statut de la poste. A Auxerre une manifestation a regroupé une trentaine de facteurs.
src: France Bleu Auxerre
Internet, c'est la liberté ? Plus pour longtemps
Depuis quelques temps, on nous parle de la loi DADVSI, de la loi HADOPI. En fait, ce sont de bien grands mots pour masquer la réduction de nos libertés. Parce qu'en réalité, toutes ces mesures techniques, toutes ces lois se conjuguent à merveille pour obtenir un internet des plus restrictif, un peu comme l'internet chinois. HADOPI vous parait horrible, ou ne vous concerne pas parce que vous ne téléchargez pas, ce n'est pas grave, attendez LOPPSI, là vous comprendrez qu'HADOPI est fait pour vous. Pour essayer de comprendre un peut tout ça, il faut connaitre deux trois petites choses.
Les DRM
Digital Rights Management, sont des dispositifs qui permettent de contrôler l'usage qui est fait des données numériques. Ils existent depuis de nombreuses années. Ce dispositif permet notamment : de limiter la lecture à une zone géographique (par exemple les DVD avec les zones), de limiter ou interdire la copie privée, de limiter ou interdire certaines fonctions de lecture (par exemple l'avance rapide), et surtout, d'identifier numériquement le contenu (pour faciliter le pistage des copies non autorisées).
Les Spyware
Logiciel espion, mouchard ou espiogiciel. Ce sont de petites applications qui sont chargées de transmettre des informations sur l'environnement dans lequel elles se sont installées, en l'occurrence votre ordinateur. Ces petites applications, elles aussi, existent depuis un petit moment. Elles servent notamment à étudier votre comportement sur le réseau, souvent à des fins commerciale et publicitaire.
Les adresses IP
L'adresse IP (Internet Protocol) est un numéro d'identification que le fournisseur d'accès donne à votre ordinateur quand vous êtes connecté à l'internet. Ce sont quatre nombres de 0 à 255 séparés par des points. Derrière chaque adresse IP se cache un abonné au réseau. Mais en principe, ces informations restent confidentielles essentiellement pour des raisons techniques. Comme il n'existe pas autant d'adresses IP que d'abonnés, le FAI possède un stock d'adresses qu'il redistribue à chaque nouvelle connexion.
La Licence Globale
C'est un système de rétribution des artistes, du même type que celui de la SACEM. Les utilisateurs de l'internet payeraient un forfait et les ayant droit seraient rémunérés en fonction du trafic que leurs œuvres ont généré. Pour pouvoir analyser ce trafic, il faudrait mettre en place un système de fichage des œuvres numériques (DRM) ainsi qu'un fichage massif des adresses IP.
Allez commençons avec DADVSI
Loi DA.D.V.S.I. « Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information ». C'est simplement une transcription en droit français de la directive européenne sur les droits d'auteur dans la société de l'information (Directive 2001/29/CE). C'est en fait une loi qui prévoit la condamnation à 300 000 euros d'amende et 3 ans de prison pour toute personne créant des logiciels d'échange de données, et 6 mois de prison et 30 000 euros d'amende pour toute personne diffusant des logiciels permettant de casser les mesures de protection numérique (DRM), qui d'après ses partisans visent à empêcher les « copies pirates » mais qui en fait limite le droit à la copie privée.
Initialement, cette loi contenait la mise en place de la licence globale, elle a été écartée suite à la pression des lobbies du disque.
Ensuite vient le rapport Olivennes
Denis Olivennes, auteur du rapport « Le développement et la protection des œuvres culturelles sur les nouveaux réseaux » pour la ministre de la culture Christine Albanel. Dans ce rapport on peut trouver comme source le lobby industriel de l'audiovisuel et l'on trouve comme conclusion que le méchant « Pirate » de par le fait même de télécharger est à l'origine de la baisse des ventes de 20% . En fait on trouve dans ce rapport, les grandes lignes de la future loi HADOPI, la sanction du « pirate ». Mais on trouve aussi une autre chose …. le filtrage d'internet.
Voilà HADOPI
La loi Hadopi est une loi qui créé une autorité administrative « Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet » ou « HADOPI ». Cette autorité a pour vocation de récupérer auprès des fournisseurs d'accès, l'identité d'un internaute correspondant à une adresse IP qui sera donnée par les ayant droits. La particularité de cette loi, c'est que ce sont les ayant droits qui dénoncent les « Pirates » auprès de l'HADOPI et que la divulgation de l'identité d'une adresse IP était réservée seulement à un juge dans des procédures d'antitérrorisme et de pédophilie. L'HADOPI, avant qu'elle ne soit en partie censurée devait se charger de prendre des sanctions que les autorités judiciaires n'ont pas vraiment voulu prendre lors de la loi DADVSI. En fait cette loi aurait dû permettre de punir des « Pirates » sans passé par la case justice.
Mais la riposte graduée qu'aurait dû instaurer cette loi n'est qu'une sorte de paravent médiatique pour faire passer des mesures plutôt liberticides comme l'installation de mouchards sur votre machine (qui pour le moment n'est qu'une mesure soit disant exceptionnelle)
Cette loi prévoit aussi un surréferencement des sites internet en fonction des critères du CSA. Il ne s'agit pas vraiment d'une censure, mais les sites approuvés par le gouvernement seront plus visibles.
Mais le pire reste à venir... voici LOPPSI
Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2) . C'est une loi qui concerne la sécurité intérieure, mais qui possède un volet internet. Elle va donc "impose(r) aux fournisseurs d’accès à Internet l’obligation d’empêcher sans délai l’accès aux contenus illicites, dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du ministre de l’intérieur, sous peine d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.". Cette loi va aussi instaurer un délit d'usurpation d'identité sur Internet (l'utilisation d'un pseudo) mais permettra également la mise en place de la géolocalisation des internautes, et surtout la captation à distance de données numériques par des logiciels mouchards, dont les utilisateurs (services de l'Etat) ne seront plus obligés de vérifier la légalité. Cette loi permet aussi la mise en place d'une plate forme de veille et de surveillance du réseau. En plus de prévoir des équipements supplémentaires pour la police et la gendarmerie, cette loi prévoit un super fichier qui mettra en interconnexion les autres fichiers de la police et de la gendarmerie (Periclès). Elle prévoit aussi une augmentation des effectifs et des moyens des brigades de cybercriminalité.
Donc voilà, nous y arrivons. Nous avons un ensemble de lois, de techniques, ainsi que de structures administratives et judiciaires, qui permettront de surveiller le contenu du réseau, ainsi que les utilisateurs de ce réseau, et derrière un arsenal pour sanctionner les dérives, car bien qu'Hadopi ait été censurée sur son volet répressif il est quand même prévu de rédiger une loi spécialement pour sanctionner les « Pirates ».
C'est un peu comme toutes ces lois sur la sécurité des citoyens, pour des raisons de lutte antitérroriste, on va contraindre certaines libertés, et puis sans trop savoir pourquoi ces contraintes s'étendent. Et on se retrouve pris dans la tourmente de la répression parce que l'on habite une yourte, ou que l'on gère une épicerie à la campagne. Pour l'internet c'est un peu la même chose, pour des raisons de pédophilie nous allons devoir accepter des mouchards sur notre ordinateur, et qui sait ? Nous nous retrouverons en prison pour avoir tenté de lire un dvd contenant des DRM, ou pour avoir consulté un site internet non conforme.
L'internet a été pensé, et conçu sur un concept d'échange : échange d'informations et d'échange de données. Chaque personne, chaque machine qui se connecte au réseau est à la fois client et serveur. L'intérêt de l'internet c'est que les informations ne sont pas centralisées. La communication d'une machine à une autre se fait via un fournisseur d'accès à internet (FAI). Le rôle des FAI est justement de fournir un accès, tout simplement, en toute neutralité. L'internet que nous prépare LOPPSI 2 et les futures lois à venir, devient un internet de diffusion : émission – réception. Il y a un serveur central qui diffuse l'information aux clients périphériques, et les FAI devront filtrer, contrôler les informations qui circulent sur le réseau. L'internet va perdre sa neutralité, et nous deviendrons de simples consommateurs d'internet comme si internet était une fin en soit alors que l'internet n'est qu'un outil. Mais reste à savoir si cela arrivera réellement ou si les différents mouvements de protestation aboutiront .
Courant Alternatif été 2009
Kadarak
le 24 mai 2009
Sources :
DADVSI
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000266350&dateTexte=
HADOPI
http://www.laquadrature.net/HADOPI
LOPPSI 2
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/05/18/apres-la-dadvsi-et-hadopi-bientot-la-loppsi-2_1187141_651865.html
http://www.loppsi.fr/
La directive européenne sur les droit d'auteur dans la société de l'information (Directive 2001/29/CE).
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l26053.htm
Le Rapport Olivennes
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/conferen/albanel/rapportolivennes231107.pdf
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Et les logiciels libres dans tout ça?
Le concept des logiciels libres est de rendre son architecture en accès libre de manière à en avoir l'usage que l'on souhaite. Cette mise à disposition est généralement collective et le travail est souvent collaboratif. L'utilisateur de logiciel libre parle de son ordinateur dans ces termes: « c'est moi qui dit à ma machine ce que je veux faire et ce n'est pas elle qui me dit ce que je peux faire ».
Les mouchards qui devront bientôt être obligatoires seront de toute évidence des applications compatibles Mac et Windows (simplement pour des raisons commerciales), et seront inutilisables sous un environnement libre type Linux. Le P2P (reseaux de paire à paire) est un élément du développement du monde du logiciel libre. Criminaliser le P2P, imposer des mouchards propriétaires, c'est criminaliser le monde du logiciel libre. En fait toutes ces lois sont incompatibles avec les logiciels libres.
D'après Benjamin Bayard (président de fdn.fr) : « sans internet pas de logiciel libre et sans logiciel libre pas d'internet » cela laisse percevoir un bel avenir pour l'internet.(1)
(1) http://www.fdn.fr/Internet-libre-ou-Minitel-2.html
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Black Out de l'internet
Voici l'appel de la quadrature du net:
Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net, des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir.
La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France où devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l'Assemblée nationale. Elle vient d'être repoussée grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire.
« C'est un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La "riposte graduée" fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l'origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.« Pour aller au bout de cette logique répressive, le gouvernement a déclaré qu'il imposerait de filtrer tous les accès wi-fi publics à une "liste blanche"1 de sites autorisés. Cela n'a pas de sens. Il faut réagir en montrant l'immensité de ce web décidé à ne pas devenir définitivement noir. »
www.laquadrature.net
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Quelques mesures techniques pour tenter d'échapper à HADOPI
HADOPI va baser sa riposte sur l'identification d'une adresse IP. Il est pourtant possible de naviguer sur internet avec une adresse IP fictive. Utilisez un serveur proxy pour naviguer sur internet. Le serveur proxy vous fournira une adresse IP fictive. Des listes de serveurs gratuits et accessibles sont facilement disponibles dans un moteur de recherche. (essayez: http://anonymouse.org/anonwww.html)
Testez votre adresse IP : http://www.hostip.fr/
Google est votre ami ? Ouai si vous aimez les amis qui font des dossiers sur vous. Essayez Ixquick, c'est un bon moteur de recherche et il ne fiche pas les IP, peu de fichage recherche, peu de cookies (http://www.ixquick.com/fra/privacy-policy.html)
L'email anonyme. Il est possible d'envoyer un email anonyme essayez : http://www.inutiledepayer.com/mails-anonymes
L'email temporaire. Il est possible d'avoir une boite mail anonyme et temporaire 5 jours environ. Essayez http://www.yopmail.com/
Lorsque que vous devez laisser une trace, commentaire sur blog, message forum etc...utilisez des pseudonymes. (ouai ça va devenir un délit)
Évitez les réseaux sociaux, facebook, copain d'avant etc...
Les logiciels propriétaires sont souvent pourvus de mouchards. Utilisez des logiciels libres.
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Pour aller plus loin
TOR cryptage de la connexion internet
Des stratégies anti Hadopi
http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html
Crypter un email
http://sylvaindrapau.com/web/crypo-comment-crypter-un-message-en-ligne/
Logiciels libres Linux
http://linuxfr.org/
Suite au Bain de sang dans l’Amazonie péruvienne du 5 juin (http://
oclibertaire.free.fr/spip.php?article573), des organisations
libertaires lancent un appel à la solidarité internationale, à
l’initiative de l’Union socialiste libertaire du pérou (http://
uslperu.blogspot.com/)
En voici la traduction
(http://oclibertaire.free.fr/spip.php?breve145)
Le communiqué suivant est une initiative de solidarité libertaire
internationale avec les peuples originaires et amazoniens du Pérou
dans leur lutte en défense de leurs terres et culture ancestrale.
Celle-ci est atteinte et menacée par le gouvernement péruvien en
alliance avec l’impérialisme, les multinationales et la droite
(principalement l’APRA, l’Union nationale et le fujimorisme), à
travers des décrets législatifs inconstitutionnels et violateurs,
dans le cadre de la signature du Traité de Libre Commerce avec les
Etats-Unis. ».
Nous, Unión Socialista Libertaria, exhortons les organisations
anarchistes, libertaires et proches du monde entier à signer ce
document, à le faire vôtre et à diffuser son contenu à travers vos
espace virtuels, listes e-mail, journaux, revues, bulletins,
communiqués, peintures murales, forums, actions publiques,
culturelles, politiques, etc… avec l’objectif d’établir une
claire position libertaire et militante sur ce qui se passe au Pérou
Pour cela nous appelons les camarades libertaires à organiser, en
relation avec d’autres secteurs proches et en lutte, des
mobilisations et des rassemblements devant les ambassades du Pérou
dans chaque pays, pour dénoncer les actions de l’Etat et des
multinationales dans notre pays.
Nous en appelons à la vocation solidaire qui nous caractérise comme
révolutionnaires libertaires pour faire cause commune, pour nos
frères amérindiens et pour leur faire savoir qu’ils ne sont pas
seuls, que leurs luttes sont les nôtres, jusqu’à parvenir à la
véritable société de pleine liberté, autonomie, progrès humain,
sans exploités ni exploiteurs
Déclaration internationale libertaire
Solidarité avec la lutte des peuples de l’Amazonie du Pérou !
Les communautés amazoniennes et originaires de la forêt péruvienne
(en particulier à Loreto, San Martín, Amazonas, Ucayali, Huánuco,
Cuzco et Madre de Dios) font de nouveau sonner leurs tambours de
lutte et de résistance contre les assauts du modèle économique néo-
libéral préconisé par le gouvernement péruvien (avec le parti
apriste à sa tête) et comme une moyen de force lancent l’appel à
la rébellion populaire après la grève générale illimitée
massivement suivie depuis le 9 avril de cette année. Ces communautés
sont depuis plus de 50 jours engagées dans une lutte qui ne manquera
pas de représenter un clair exemple de courage, d’héroïsme et
d’organisation.
Ce processus intense de la lutte indigène et amazonienne a commencé
après que l’État péruvien, en contradiction avec ses propres
traités internationaux, ait violé systématiquement la Convention
169 de l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui prévoit
une consultation préalable des peuples amérindiens ou originaires
avant toute intervention dans leurs territoires par des instances
étrangères à leurs propres communautés.
Cela signifie que le gouvernement apriste a lancé (ou plutôt, a
relancé) une nouvelle phase de pillage et de vente au plus offrant
auprès des multinationales des terres qui, de par la tradition et
l’histoire, appartiennent à chaque communauté (Awajun-Wampis,
Quechua , Arabela, Huaronis, Pananujuris, Achuar, Murunahus ou
Chitonahuas, Cacataibo, Matsés, Candoshis, Shawis, Cocama-Cocamilla,
Machiguenga, Yines, Ashaninkas, Yanesha et autres, y compris les
“sans contact” ou isolés) qui affirment leur droit à
l’existence et à la résistance.
Le rôle de l’État péruvien
La loi 20653, connue sous le nom de la Loi générale des communautés
autochtones, prise par le gouvernement de Velasco Alvarado le 24 juin
1974, reconnaît “l’existence légale et la personnalité
juridique des peuples autochtones d’Amazonie et leurs territoires,
en les déclarant inaliénables, insaisissables et
imprescriptibles”, loi confirmée dans la Constitution de 1979, puis
rayée d’un trait de plume par la Constitution de Fujimori de 1993
(qui a marqué le début de la dictature civico-militaire de
l’actuellement condamné Alberto Fujimori) ouvrant la voie à la
dépossession et au pillage par les gouvernements successifs et
ouvrant la voie à l’Accord de libre-échange (ALE) qui, avec les
décrets-lois de l’actuel gouvernement apriste, ont acquis force de
loi
Nous ne pouvons oublier le fait que, depuis la Constitution de
Fujimori de 93 elle-même, la voie a été ouverte à la spoliation
des ressources mentionnées ci-dessus. Il est donc évident qu’a
été commencé l’étranglement et l’isolement des communautés,
pendant que la cupidité des multinationales parvenait à obtenir
l’établissement de concessions en faveur d’entreprises
pétrolières, gazières, minières, du tourisme et de
l’exploitation forestière dans les régions qui ont
traditionnellement appartenu aux populations qui y sont installés.
C’est ce qui a ouvert la voie à des règlements dans lesquels
l’Etat lui-même, en esquivant les instances législatives (la
Parlement), par le biais de divers décrets-lois, déclare les
territoires des peuples autochtones : “négociables en fonction de
l’économie de marché”.
Une fois de plus, l’Etat péruvien a fait la preuve de son
caractère d’instrument de domination et d’exploitation pour les
classes dominantes de notre pays qui continuent d’exproprier non
seulement les droits politiques mais aussi les ressources propres à
nos populations amérindiennes (peuples originaires) qui aujourd’hui
se sont soulevées dans une rébellion contre le pouvoir oppresseur.
En tant que communistes libertaires, nous déclarons que le droit à
la libre autodétermination des communautés originaires est un
véritable exercice du pouvoir populaire, car ils se fonde sur des
principes communautaires, sur l’usage collectif des ressources
naturelles, et dans les méthodes communautaires de travail et de
répartition des bénéfices, qui depuis des lustres se sont
conservés dans la région amazonienne, où se trouvent 31 des 114
zones de vie et des écosystèmes dans le monde, 95% des forêts du
pays et un important potentiel pour l’eau ou l’énergie
hydroélectrique.
Les peuples de Abya Yala sur le pied de guerre
Dans le cadre de la grève générale amérindienne, s’est
déroulée une importante réunion des communautés andines dans la
région sud du Pérou, en particulier à Puno. Cette rencontre a
été “la IVème Rencontre continentale des peuples et nationalités
indiennes de l’Abya Yala” qui s’est terminé le dimanche 31 mai
dernier par l’engagement unanime de respecter la terre-mère et les
ressources naturelles pour le bénéfice de l’homme et le rejet
catégorique de la privatisation de l’eau, de la présence de
sociétés multinationales et du modèle économique néolibéral.
Tous ces principes sont inclus dans la Déclaration de Mama Quta
Titicaca (lac Titicaca situé entre le Pérou et la Bolivie), qui a
également décidé de mobiliser les organisations sociales et
autochtones au mois de juin en défense des peuples de l’Amazonie et
d’organiser des manifestation ou des rassemblements devant les
ambassades du Pérou dans chaque pays.
Il est important, également, de souligner le caractère de ce Sommet
amérindien qui porte en son essence le germe de l’auto-
organisation, que nous-mêmes, militants libertaires, défendons car
dans ses recommandations finales il est mis en avant “la
construction de peuples plurinationaux communautaires, qui se fondent
sur l’autogouvernement et la libre détermination de tous les
peuples.”
De même, il faut dénoncer le rôle rempli par les médias officiels
qui s’occupent de désinformer, de mentir et d’occulter les
mesures justes qui ont été massivement suivies dans la forêt
péruvienne, en collusion avec le gouvernement néolibéral actuel
avec à sa tête Alan García, le Vice-président et amiral en
retraite Luis Giampietri, responsable des massacres dans les prisons
au cours du premier gouvernement apriste des années 80, le Premier
ministre, Yehuda Simon, ancien dirigeant de gauche, qui a même été
emprisonné pour ses idées et qui est maintenant un gardien fidèle
de la réaction apriste.
On voit clairement que pour la bourgeoisie qui contrôle l’État
sous les ordres de l’impérialisme, la voie vers la dépossession
des communautés est également un plan visant à détruire leur
propre type d’organisation sociale et les rapports qui les lient à
leurs territoires. Cette relation dans son essence s’oppose aux
critères occidentaux de la propriété privée et pour cela
constituent un frein à l’avidité du capital transnational qui
cherchent à pénétrer ces régions, en s’en emparant en
partenariat avec l’État et en les transformant en fiefs propres à
assurer la prospérité et la domination des exploiteurs
Le président Alan García ment “subtilement” quand il dit que sur
les 63 millions d’hectares de la forêt péruvienne, seulement 12
millions appartiennent aux communautés amazoniennes, alors qu’en
fait, elles en couvrent plus de 25 millions, comme l’a affirmé le
chef de file et principal représentant des communautés en lutte,
Alberto Pizango, qui est poursuivi pour “atteinte à la sécurité
commune et perturbation des services publics”, de concert avec les
dirigeants autochtones Marcial Mudarra, les frères Saul et Servando
Puerta, Daniel Marzano et Teresita Antazu. Pizango est par ailleurs
déjà poursuivi pour “rébellion, sédition et autres” par le
procureur pénal provincial de Lima et fait l’objet d’une
troisième plainte devant le second procureur provincial pénal de
Utcubamba (Amazonas), pour “trouble à l’ordre public sous la
forme d’émeutes”.
Il est clair que l’ensemble de ce processus de poursuites et de
persécutions politiques et judiciaires fait partie des efforts de
l’État pour criminaliser les protestations populaires et de
réprimer les justes demandes sociales, en présentant les frères et
les sœurs amérindiens au public comme des “simples vandales ou des
sauvages ignorant du progrès que signifie la mondialisation”.
Pour notre part, en tant que libertaires, nous entendons que la lutte
des peuples autochtones de l’Amazonie et des Andes, dans la défense
de leurs territoires, de leurs organisations et de leurs cultures,
s’inscrit dans un programme minimum qu’implique la conquête des
revendications des peuples opprimés par l’Etat, le capitalisme et
l’impérialisme.
Cette plate-forme doit être basée sur l’utilisation de l’action
directe pour exiger l’expulsion des multinationales de leurs
territoires. Cela en défense de l’intégrité et de la durabilité
de l’habitat et de l’écosystème de la région qui, il faut le
rappeler, est l’un des "poumons" de la planète, pour un
développement soutenable et l’exploitation planifiée de la faune
et la flore sur la base de critères établis par les communautés.
Et également, pour l’auto-défense active de leurs territoires et
leur récupération.
Nous croyons que la véritable solidarité active avec les luttes
amazoniennes et indiennes passent par l’approfondissement de la
protestation populaire (agitation, propagande, grèves, arrêts de
travail, actions directes, etc.) et en incorporant dans toute plate-
forme de lutte celle des peuples originaires aujourd’hui.
Soutenir la juste protestation des peuples originaires de l’Amazonie
Bien que comme libertaires nous n’ayons rien à espérer et attendre
de l’Etat (mais de sa destruction), nous comprenons la lutte des
peuples autochtones comme la partie immédiate d’un projet de plus
grande envergure pour la libération des exploités, et en ce sens
elle s’insère dans une stratégie plus large ou un projet global de
révolution sociale.
En ce sens, nous devons appuyer les revendications qui, dans
l’immédiat portent en elles l’amélioration de leurs conditions
de vie et la maturation de leur organisation sociale, politique et
économique pour faire face à l’État et le détruire de
l’intérieur, en édifiant ces germes de pouvoir populaire qui
feront tomber ce géant aux pieds d’argile qu’est actuellement le
capitalisme, mortellement blessé au niveau mondial, par une crise
globale dont il ne pourra sortir si nous comprenons bien que cette
crise, la bourgeoisie doit la payer et non les travailleurs.
En ce sens, nous soutenons la lutte du peuple amazonien et de ses
diverses communautés pour obtenir des solutions immédiates et nous
appelons à :
-Abrogation de la loi qui attente et viole les intérêts des
communautés originaires et paysannes. C’est-à-dire l’abrogation
de la loi n ° 29317 ou la nouvelle loi sur les forêts et la faune
sylvestre, produit de la modification précipitée et partielle du
décret n ° 1090 (“Loi de la jungle”) et les décrets
législatifs connexes 1089, 1064 et 1020. C’est-à-dire, les 99
décrets imposés aux peuples qui n’ont jamais été consultés.
-Exiger le respect de l’autonomie et de l’autodétermination pour
les communautés autochtones et leur participation politique active
dans la prise de décision et l’approbation ou non, par le biais des
mécanismes de démocratie directe (assemblées populaires,
référendums, etc.) des règles légales ou de contrats de concession.
-Exiger des moyens et facilités pour que les communautés et les
peuples originaires puissent développer leurs activités productives,
de commerce et d’industrialisation, avec la perspective d’un
contrôle direct de ces processus par les habitants eux-mêmes en se
basant sur des principes d’autonomie et de socialisation.
-Exiger les moyens et les facilités nécessaires à l’ouverture et
la promotion de l’éducation et de culture dans les communautés
(par elles et pour elles). Plus d’écoles, plus d’enseignants
formés en vue de promouvoir la professionnalisation des étudiants
des populations originaires. C’est-à-dire, la construction d’un
système éducatif rationnel et de qualité, loin des tendances
concurrentielles et voraces qui commandent le marché capitaliste
mondial.
* Exiger que les plus grands bénéfices de l’exploration et
l’exploitation du pétrole et du gaz, pour les peuples originaires,
ainsi que la construction d’hôpitaux, de routes et les
infrastructures nécessaires, à condition qu’elles soient issues de
l’approbation de la population elle-même et que les mécanismes de
contrôle et d’administration soient gérés par les communautés
elles-mêmes.
-La cessation immédiate de la campagne de criminalisation de la lutte
que le gouvernement apriste et la droite péruvienne ont entrepris, la
fin du harcèlement des militants sociaux et de la création de
constantes psychosociales qui détournent l’attention sociale sur
les problèmes réels du pays.
Solidarité internationaliste avec la lutte des peuples de
l’Amazonie du Pérou !
Abogation immédiate des décrets-lois qui portent atteinte à la
souveraineté des peuples originaires !
Pour la liberté et la défense de la pensée, de la culture et de
l’autodétermination de tous les peuples du monde !
Contre l’autoritarisme de l’Etat, organisation et lutte depuis la
base !
A bas l’ALENA et les autres traités capitalistes !
Dehors les multinationales impérialistes et les bases militaires
yankee en Amérique latine !
Halte à la criminalisation des luttes et libération immédiate des
prisonniers ! Vive les luttes héroïques des peuples amérindiens
d’Abya Yala !
Nous sommes tous des Amazoniens !
Vive ceux qui luttent !
Lima, le 5 Juin 2008
Premiers signataires
1.- Unión Socialista Libertaria (Lima, Perú)
2.- Red Libertaria Popular Mateo Kramer (Colombia)
3.- Periódico Barrikada (Uruguay)
4.- Convergencia Anarquista Específica (Chile)
5.- Corriente Acción Libertaria (Chile)
6.- Huancayo Rebelde (Huancayo, Perú)
7.- Centro de Estudios Sociales Manuel González Prada (Huancayo, Perú)
8.- Columna Libertaria Joaquín Penina (Argentina)
9.- Organisation Communiste Libertaire (Francia)
10.- Asociación Obrera de Canarias (España)
11.- Frente de Estudiantes Libertarios (Chile)
12.- Federazione dei Comunisti Anarchici (Italia)
13.- Ateneo Autónomo de Contracultura y Estudios “La Libertaria” (Venezuela)
14.- Red Libertaria (Argentina)
15.- Antorcha Libertaria (Colombia)
Traduction par l’Organisation Communiste Libertaire (OCL)
http://oclibertaire.free.fr/
http://www.laquadrature.net/
Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir.
La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France où devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l'Assemblée nationale. Elle vient d'être repoussée grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire.
« C'est un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La "riposte graduée" fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l'origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.« Pour aller au bout de cette logique répressive, le gouvernement a déclaré qu'il imposerait de filtrer tous les accès wi-fi publics à une "liste blanche"1 de sites autorisés. Cela n'a pas de sens. Il faut réagir en montrant l'immensité de ce web décidé à ne pas devenir définitivement noir. »
La Quadrature invite tous ses soutiens, individus et collectifs, à :